dimanche 6 mai 2018

Partie 2 Rapport de Bataille

Suite du rapport de bataille.

Après les 4iers tours où seule la reconnaissance participait à la bataille, nous pûmes faire entrer les réserves au 5. Les quelques tours suivants consistèrent à la mise en place de ces réserves pour renforcer le terrain déjà conquis.

Mon flanc gauche, vu de centre, le carrefour est juste à la droit des troupes en bas.

Y a du monde sur le flanc gauche! On voit le squad US au bazooka derrière le bocage




Mon infanterie, soucieuse de se protéger des mortiers, longeaient les bocages vers les zones à renforcer. Tout ça faisait très JDR...mais c'était aussi nécessaire.

Tour 10, je réussis à dégommer un M10 Wolverine qui avait le carrefour dans sa mire grâce au chef de pelont de Stug III G. Au tour américain suivant par contre, oups...un petit obus de mortier tout ce qu'il y a de plus moyen tombe sur ledit Stug, le détruisant sur le fait.

Au 11e tour, snake eyes sur mon jet d'ordre. Je n'aurai que 4 ordres pour ce tour. Mon flanc gauche commence à chauffer au tour américain 11. Deux de ses squads sont directement derrière le bocage et canarde un Stug au bazooka. Le Stug tient bon mais l'équipage doit être nerveux…

Les jetons pigés par Luis. Y a du gros quatre, là-dedans!
Je renforce mon flanc droit au tour suivant mais ne parvient pas à faire de dommage. Par contre, les Américains gardent la pression et pinnent les deux Stug restant et un 1/2 squad.

Tour 13 allemand : Je pinne le squad au bazooka qui harcelait mon Stug sur le flanc gauche.

Tour 13 américain : le M10 restant dégomme mon Stug du flanc droit. La situation est sérieuse pour mes allemands mais j'ai encore l'avantage en termes de de jeton pigés.

Tour 14, je réussis finalement à pinner les deux squads du flanc gauche, dont celui au bazooka qui est repinné.
Le Stug du Flanc droit part en flammes, on voit le M10 derrière la maison.

Au tour suivant, je fais disparaître deux grosses escouades américaines en forçant des jets de moral alors qu'ils étaient pinnés. Le moral américain est beaucoup fragile, les troupes US étant inexpérimentées.

N'empêche, Luis détruit le 222 restant et le dernier Stug. Il ne me restait que 8 de BR. Nous étions au tour 15, le tour suivant j'avais perdu. Il ne restait que 2 de BR à Luis. Une chaude lutte!

jeudi 3 mai 2018

Partie de "Battlegroup Normandy", Rapport de Bataille - 400pts 1ere Partie

Dimanche le 29 avril, Luis et moi avons disputé une partie de Battlegroup, dans le théâtre d'opération normand, dans les bocages.

C'était notre première véritable partie, en termes de nombres de points des listes, dans ce théâtre. Nous avions déjà joué deux parties de moins de 250 pts mais cette fois-ci nous avions chacun 400pts et, surprenemment, Luis n'a pas dépassé! Je le précise car cela donne toute sa gloire à ce qui fut une victoire de ses Américains. :-P

Bien entendu, cet exercice de list-shaming cache mal à quel point je me voyais don' gagner pendant plusieurs tours ce qui fut une excellente partie. S'il y a une qualité à ce jeu, c'est cette tension qu'il génère. C'est pas pour les amateurs de gobelins-gentils...

Je sais, je suis en feu. Comme mes chars diront certains, mais n'accélérons pas le fil de cette histoire tendue et pleins de rebondissements...

D'ailleurs, en termes de tensions, juste pour illustrer comment j'en ai eu pour mon argent, mentionnons que nous avons joué de 15 h 30  à 21 h 30. Surtout parce que, de son propre aveu, Luis prend beaucoup de temps à jouer...ah! ha!

Ah! Le feu! Le feu!

Bref, nous avons eu beaucoup de plaisir.

Mais commençons par le début. C'est simplement que si l'intro doit faire 10% du texte, je dois faire du milage car j'en ai pour 16 tours à raconter des histoires...

Donc, levée de rideaux et roulement de tambours....

La mission consistait en un Clash of Reconnaissance. C'est-à-dire que la table était divisée par une diagonale de 20 pouces de larges. Cette zone, neutre, séparait les deux "triangles" de table. Je choisis mon côté d'abord, aidé dans mon jet de dé par le nombre surréalistes d'éléments de reconnaissance que j'avais squizzé dans ma liste (six, dont trois snipers à 10pts, la meilleure reco des gars cheaps...)


De son côté, Luis amenait 4 éléments de reconnaissance: deux blindés Stuart, une escouade de reconnaissance et un M8 sur roues.


Je pouvais pour ma part compter sur deux voitures 222 et un puma de reconnaissance (un 8 roues avec un canon de 50mm).


Le gros problème avec la reconnaissance que j'avais amené (car je n'y avais pas pensé en faisant ma liste) est que, des roues, ça traverse très mal le bocage…

De son côté, les chars de Luis pouvaient franchir plus librement ces murs de végétation. Oui c'est long et ardu même pour des chars mais ils n'ont pas 1 chance sur 3 de rester bloqué dans leur tentative.

Nous plaçâmes les objectifs, un au centre du carrefour principal et les deux autres dans chaque maison.

Ma liste, avant la partie: Cinq escouades d'infanterie et trois Stug avec moults éléments de reconnaissance.
J'eus le premier tour. Mon super sniper s'élança pour capturer l'objectif, tout en restant en sécurité de son côté du bocage. Un vrai rambo. Cela força Luis à lire les règles sur les objectifs car, il doutait qu'un sniper puisse ainsi s'accaparer un carrefour impunément.

Bien entendu, on gardera ici en tête les exploits de Léo Major qui libéra le village hollandais de Zwolle de l'occupant à lui seul. Cependant, dans le feu de l'action (d'une partie de wargame, s'entend) ce genre de fait d'armes, tout comme bien d'autres choses, peuvent s'oublier au dépend de la volonté de ga.. euh… je veux dire combattre galamment.

Dès lors, les Américains avaient pigé trois jetons déjà (un pour avoir été out-scouté, un pour la maison que je tenais de mon côté de table, et un autre pour le carrefour). De mon côté, je n'avais pigé qu'un seul jeton pour la maison que Luis tenait.

J'en profite ici pour souligner que mon BR de départ était un solide 35 contre un modeste mais, respectable, 26 pour mon adversaire. Vous comprendrez que je me voyais presque gagnant déjà.

De son côté, Luis amena ses véhicules en position et en mis un sur ambush fire un tank qui dégomma un de mes 222. Par chance, le conducteur du 222 l'avait parké sur le côté de la route, laissant toute la place à la colonne de Stug qui s'amenèrait après ces quatre tours où il n'y aurait que de la reconnaissance sur la table.

À la destruction de mon 222, je pigeai (oui, j'aime le passé simple comme temps de verbe) un terrible et effermédiant (néologisme, ici) jeton de mine! Je l'ai placé sur un tank et alors, le petit Stuart a explosé.


Luis avait aussi amené son escouade de reconnaissance contre le carrefour mais pour le capturer, il devait d'abord déloger la voiture 222 et le sniper. Le volume de tirs d'un squad de GIs est impressionnant. Avec 10 hommes dont un BAR et une unité de MMG de trois hommes, ça fait un total de 11 et puis 5 tirs...Le sniper du remercié le bocage de lui avoir sauvé les fesses de nombreux tours...avec son solide couvert de 4+.  



À suivre...






dimanche 21 janvier 2018

1ere partie de Battlegroup Moderne

Avec la sortie de Battlegroup moderne sur le site de la guilde ( ici: http://coldwarhot.blogspot.ca/?m=1), ma collection de la guerre froide peut enfin être utilisée avec ce superbe système de règles.

La partie de samedi prochain oppsera ces deux groupes :

Soit (en haut), un peloton de T-80 avec un peloton de BMP-2 accompagnés d'une section de spetznaz.

Pour les Allemands, une section de deux Léopards 2A1, un peloton de Marder 1A2 et deux Luchs de reconnaissance, appuyés par du mortier de 120mm hors table.

Le format est de 525pts.

J'ai voulu garder le tout assez simple pour une 1ere partie: pas de EW/ECM, ou encore d'hélicoptères ou de missiles guidés. Ainsi, on ne s'écartera pas trop de BGK et ça devrait être facile à gérer.

Pour le scénario : une arrière garde de la Bundeswehr tente de stopper un assaut soviétique en tenant un pont dans un bourg.

lundi 15 janvier 2018

Nouveau scénario de BGK.

L'assaut sur l'usine à Frankfurters

Description

Assaut soviétique sur une usine fortifiée en 1944. Ce scénario reproduit les tactiques d'assaut urbains soviétiques et le caractère féroce des combats au corps-à-corps dans le confinement d'un grand immeuble. La partie est d'un petit format : environ un peloton pour les russes, un peu moins pour les Allemands.

Contexte

Nous sommes au printemps 1944, le front s'est déplacé vers une ville de plus que les Soviétiques tâchent de libérer. Les Allemands y ont fortifié une usine de béton dans la partie industrielle de cette ville stratégique. Ce matériau permet aux troupes qui s'y abritent d'offrir une résistance tenace. De plus, les fenêtres de l'immeuble sont situées à une telle hauteur que les chars ne sont d'aucune utilité dans l'assaut de ce bâtiment car ils ne peuvent élever suffisamment leur canon. Les Soviétiques donnent l'assaut durant la nuit.

Objectifs et conditions de victoire

Chacun des trois étages de l'usine constitue un objectif. Il y a un 4e objectif, soit la tranchée par laquelle arrive les renforts allemands (voir section terrain). Le premier camp à épuiser son moral perd la partie. Les Russes gagnent si à la fin d'un tour allemand ils ont capturé les 4 objectifs.

Terrain

La table est de 4 pieds par 4 pieds. Au centre, on trouve l'usine.
  • Il y a des ruines au Sud.
  • L'Est de l'usine est bordée par un parc et au-delà, des immeubles de briques intacts.
  • Le coin nord-est de la table est une colline.
  • Au Nord de l'usine se trouvent des rails et de l'équipement ferroviaire qui arrivent depuis l'Ouest.
  • C'est par le coin nord-ouest qu'arrivent les renforts allemands. De là, une tranchée court jusqu'à l'usine pour réapprovisionner et renforcer les combattants de l'usine. Cette tranchée est le 4e objectif.
  • L'Ouest de l'Usine est bordée par deux immeubles industriels d'un seul étage.

Déploiement

Les Allemands déploient 1D6+3 unités dans l'usine. Un D6 unités peuvent commencer la partie en ambush fire. La reconnaissance russe se déploie à l'intérieur d'un pied de distance des côtés de table Est et Sud. Les autres unités russes arrivent par les bords de table Est et Sud (au choix) à raison d'un D6 unités par tour.

Règles spéciales

Combat de nuit, combats urbains; les Russes peuvent réorganiser comme bon leur semble leurs unités de soldats. Vu le faible pointage, on retirera les pions de 5 de pointage et limitera à 5 le nombre de jetons de valeur de 4.
Pointage
Allemands : 250; Soviétiques : 350. La partie est de taille squad  (i.e.1D6 ordres/tour, max 1 peloton et 2 restricted units).

mardi 3 octobre 2017

Partie de Battlegroup Kursk, durant l'opération Bagration



Lundi soir, Luis et moi avons disputé une partie de Battlegroup Kursk dont le scénario était tirée du livret sur l'opération Bagration des éditeurs Britton.

Ce livret comporte une dizaine de scénarios, ma foi, pas mal bien faits et, permettant de mettre sur la table des forces variées, dont l'équilibre ne souffre pas trop des immanquables substitutions pour cause de figurines manquantes de sa collection.

Nous avons joué le 2e scénario: la prise de Vitebsk par les Russes. En effet, le premier scénario est un scénario d'escarmouche (des partisans v.s. une statio radio) se jouant avec des figurines individuelles, donc difficilement transposable à BGK.

Bref, la prise de Vitebsk!

Pour accomplir ce fait d'armes, les Soviétiques disposaient de deux T-34/76, d'un T-34/85, d'un SU-85 et de trois escouades de dix hommes (munis d'armes légères variées et d'une mitrailleuse DP par escouade) et un groupe de commandement de quatre hommes.

Cela leur donnait 19 de BR avec environ 250pts de matériel et d'hommes dont un officier.

De leur côté, les Allemands alignaient deux escouades de 8 hommes (avec chacune une MG42 et 1D6 panzerfausts), une équipe de panzerschreck de deux hommes, un Marder III M, un Pak-40 avec servants supplémentaires, quatre hommes dans une unité de commandement et un observateur de mortiers de 80mm hors tables.

Ces forces représentaient 14 BR avec 280pts de matériel et d'hommes dont un officier.

Le scénario consistait à défendre le village alors que les Russes devaient, en huit tours, prendre possession de trois des quatre immeubles.

Déploiement allemand et le mur d'acier soviétique


Premier tour, l'initiative est aux Russes. Luis lance ses chars dans la bataille en les alignant à environ 15 pouces des premiers immeubles. Ils forment alors un front d'acier menaçant le village et ses défenseurs.

Mes allemands ripostent par deux tirs de canons innefficaces et je met le brave petit Marder en mouvement de réserve.

Deuxième tour, les Russes détruisent le canon par un tir précis d'obus antichar du SU-85 sur la pièce d'artillerie même, dont les servants s'enfuient. Je pige un jeton. Mon moral baisse de trois. Avant la fin du tour, j'avance avec le Petit-Marder-Qui-Pouvait-Détruire-un-Char de sorte à ce que je serai prêt à tirer durant mon tour sur le SU-85 et effacer l'affront que fut la perte du désormais inutile amas de féraille qu'est le Pak-40.

Le Pak-40 est détruit!

Alors, dans mon tour, le Marder...rate sa cible et...Luis, dans son tour, l'éclate d'un tir du meurtrier SU-85. Grrr...mon moral baisse à nouveau de trois et les Sovétiques sont encore en pleine forme. En plus que les autres chars ont réussi à pinner l'escouade de défenseurs dans l'autre immeuble le plus avancé.
Le Marder brûle à côté du canon détruit.

Durant mon tour, un autre jet de commandement merdique me laisse avec deux ordres...J'effectue un ordre de coordination tactique pour dépinner subitement les hommes dans la maison avancée. Je pige un autre trois...Ces hommes, se ressaisissent et tirent onze (oui, onze!) tirs sur le groupe de commandement russe qui avait eu l'audace de courir à la tête de la vague d'acier et chair russes.

Rrrrrrrrrrrraaaaaaaaaawwwwh!!!!

 Dans un bruit de canevas se déchirant, la mitrailleuse MG42 et les armes légères abattent le groupe de commandement, ce qui diminue le nombre d'ordres russes de un pour chaque tour à venir.

L'escouade allemande dans l'immeuble à droite se ressaisit et élimine l'officier russe.
La situation est deséspérée, les Russes ont pris pied dans l'immeuble laissé vacant pour le Pak-40 et les défenseurs de l'immeuble avancé sont à nouveau pinné.

Le restant d'une escouade de russes, qui voient les tours filer et la fin de la partie s'approcher, donnent l'assaut sur l'école verte au toit gris et se font occir par le lieutenant et ses hommes qui perdent un des leurs.

L'autre escouade russe se pressent contre l'immeuble abritant les hommes pinnés. Ma deuxième escouade sort de son immeuble pour venir les arroser à découvert. L'escouade de Luis est pinné.

Les Allemands sortent de la maison jaune pour poiver le groupe russe.

Bref, le temps manqua aux russes, qui avec les chars, si la partie n'avaient pas eu de limite de temps, auraient normalement gagné. Peut-être qu'un tour ou deux supplémentaires auraient été mieux. Nous en tiendrons compte lors de notre prochaine partie.

Vue prise du côté russe à la fin des 8 tours. Notez que le T-34 a été détuit par le panzerscheck!
J'avais perdu 11 BR sur 14 et Luis seulement 10. Une légère victoire tactique pour les Allemands.

dimanche 29 janvier 2017

Assaut soviétique sur la Colline 241: rapport de BGK

Au  mois de novembre, moi et Luis avions joué une partie de BGK où mes Allemands attaquaient une colline fortifiée. Nous avions eu beaucoup de plaisir et nous nous étions promis de jouer ce scénario, avec la même table mais, en inversant les rôles. Nous avons joué cette deuxième partie dont voici le rapport de bataille.

Ma liste était une liste d'infanterie composée d'un peleton avec des grenades anti-char, un pak 40 avec un équipage de six hommes, trois Stug en réserve, puis quatre snipers et deux mortiers hors-table de 80mm. J'avais aussi acheté un point de bombardement enregistré. Je disposais gratuitement de plusieurs défenses et en avait acheté plusieurs autres dont notamment un bunker de commandement avec un officier senior qui aurait à diriger les mortiers depuis le haut de la colline. J'appréhendais beaucoup la puissante artillerie russe et les nombreux chars T-34.

Effectivement la liste de Luis comprenait deux pelotons de T-34 pour un total de six chars. Il y avait un peloton d'infanterie à pied, une batterie de trois mortiers de 120mm hors-table, un BA10 de reconnaissance, un sniper, une unité de reconnaissance à moto et, bien entendu, j'ignorais que Luis disposait d'une unique mission de bombardement de six obusiers de 122mm. Oui, six! Comme ce que je lui avais fait tombé sur la fiole dans notre partie de combats urbains (voir ailleurs sur ce blogue).

Il y avait trois objectifs: la colline, un petit bois sur ma gauche dans ma zone et puis un objectif dans la zone de Luis, un petit bois où se terraient plusieurrs de ses observateurs de mortiers.  La partie se jouait dans le sens de la longueur de la table donc, pas facile pour les attaquants.

Le périmètre de défense que j'avais établi étais assez astucieux (voir vicieux mais, à la guerre comme à la guerre..)

Sur ma droite, le petit village de trois bâtiments étaient traversés par un champ de mines de 20 pouces par 10 pouces, condamnant cette avenue et l'usage des maisons comme voie de rapprochement par les Russes.

Derrière le village, caché par une maison, le Pak-40 attendait hors de vue des observateurs russes, prêt à prendre en enfilade et tirer sur  les chars qui se présenteraient devant la colline.

La colline était bien sûr couronné du bunker de commandemant. S'y trouvaient aussi dix pouces de tranchées occupées par deux unités de mitrailleuses. Derrière cette tranchée, sur le flanc inverse de la colline, à l'abris, se trouvaient une autre tranchée de 10 pouces. Celle-ci abritait deux unités de fusilliers avec des grenades anti-char.

L'idée était qu'au moment où les chars russes viendraient faire le ménage de la colline, les fusilliers pourraient bondir de leurs positions et aller héroïquement fixer des charges explosives sur les chars...cela devait ne jamais arriver....à mon grand regret.

Sur mon flanc gauche il y avait l'objectif du petit bois avec une unité de fusiliers le protégeant. Derrière le petit bois, avec vue sur l'objectif et en position pour le contester, se trouvait une mitrailleuse dans un bunker. Je prévoyais donc qu'éventuellement, les russes prendraient le petit bois, alors la mitrailleuse ouvrirait le feu et rendrait pénible, voir prohibitive, la tenue de l'objectif...

Devant ce petit bois, se trouvait un champ de blé dont la couverture constituait manifestement une voie d'accès privilégiée pour l'infanterie russe, l'autre flanc étant barré par les mines alors que le couloir central faisait face au feu des mitrailleuses de la colline. Donc, le site de bombardement pré-enregistré était ajusté sur le milieu de ce champs. Les bombes de mortiers tomberaient automatiquement sur ce site sans le besoin d'un observateur.

Bref, c'était ma-la-de. Un vrai périmètre de défense. Mais j'avais tellement pris de temps à y réfléchir et tout placer que finalement nous n'eûmes pas de temps pour jouer la partie... C'est une blague. Juste un peu d'ironie en brisant le 4e mur pour passer à...la partie elle-même!!

Alors, sans plus attendre...

Premier tour: l'infanterie russe s'élança sur le flanc gauche vers le champ de blé.
Une unité d'infanterie et un sniper russe s'avançait vers le village avec le BA-10.

On a passé trois tours à échanger de l'artillerie, pendant que mes troupes attendaient en embuscade, prêts à tirer et que les russes s'approchaient.

Au troisième tour, la reconnaissance russe débarqua de sa motocyclette avec une ligne de vue sur le Pak-40 et fit tomber une salve de trois tubes de 120mm: trois morts et l'équipage pinné. Ouch!

Quatrième tour, trois chars russes s'élancèrent de 24 pouces. C'est rapide, des T-34!

À ma grande frayeur, Luis fit s'abattre la pluie d'obus sur la colline avec sa mission programmé de six obusiers de 122mm. Comme chaque obusier tire deux fois, ça donne 12 tirs! Je vous épargne les détails mais le résultat fut seulement 3 unités pinnées et deux morts. Vive le cover!

À mon quatrième tour, mes mortiers tirèrent sur le site pré-enregistré et firent disparaître l'équipe d'observateur à motocyclette dans un déluge de fer et de feu.

Un stug entrait sur le flanc gauche, derrière le bois et son objectif, pour prendre en enfilade le milieu de la table.

 La horde de chars russes avançaient, avec trois chars supplémentaires. J'ai fait entrer mes deux autres Stugs derrière le Pak-40 .

Par contre, l'avancée russe fut freinée par un mauvais jet de dé d'ordres. Avec seulement cinq ordres, les Russes devraient avancer précautionneusement.

Un duel s'en suivit entre le Pak-40 et plusieurs chars qui tentaient de lui tirer dessus avec des obus explosifs.

Pendant ce temps, les stug manoeuvraient derrière le petit village, à l'abris des maisons pour tenter de prendre les T-34 sur le côté.

L'infanterie russe se faisait décimé par les mortiers dans le champ.

À Battlegroup Kursk, il y a toujours des surprises. Lorsque j'eu éliminé  une unité russe dans le champ, Luis pigea un jeton de mine. L'un des Stug partit en fumée!

Un T-34 fit exploser l'autre Stug derrière le petit bois et l'équipage restant du Pak-40, n'en pouvant plus de tout ce brasse-camarade, abandonna son poste mais, après avoir éliminé un T-34.

Un T-34 malheureux entra dans le champ de mines du village à la chasse au Stug mais, explosa au contact d'une mine.

Il me restait un Stug avec ses 4 obus AP et en face, quatre T-34. Ouin...une chance que mes gars avaient des grenades anti-char mais ce ne sont pas là exactement des armes fiables...

Nous arrêtèrent la partie par faute de temps. Sur un BR de 29 j'avais perdu 23 BR et Luis, sur ses 30 BR, en avait perdu 21. J'avais perdu par 2 BR.

 C'était très cool et merci encore Luis pour la partie.






dimanche 8 janvier 2017

Plan de la campagne de Broken Legions

Ave!

Après la mise en scène narrative de la semaine dernière, voici les explications quant aux mystères qu'elle rapportait concernant notre campagne de Broken Legions. 

  • Nous allons diviser les deux mois de jeu de la campagne en quatre périodes de deux semaines.

  • Chacune de ces périodes de deux semaines représentera, une saison de l'année : hiver, printemps, été, automne.
  • Nous débuterons en hiver.

  • Chaque saison représente un scénario officiel qui, si joué, donnera un bonus pour le suivant et ainsi de suite.
  • Rappelez-vous, on ne peut jouer que quatre parties officielles.

Idéalement, pour récolter tous les bénéfices, vous devrez donc jouer une partie officielle aux deux semaines contre un nouvel adversaire. Mais cela n'est pas absolument nécessaire dans le sens où vos parties officielles pourraient aussi bien être jouées avec d'autres scénarios.

Par contre, si vous suivez la campagne cela vous mènera à débusquer la relique que les dieux vous ont destinée. Celles-ci confère un avantage non pas décisif mais, majeur et puis, c'est tellement cool une relique.

Alors tous les joueurs qui jouent le 3e scénario obtiendront une relique. Pour aiguiser votre intérêt vis-à-vis ces objets surnaturels, je vous réfère à la page des reliques vers la fin du manuel de BL. Rincez-vous l'imagination, si je puis dire car, il y a là des articles intéressants.

Vous aurez compris, la relique s'obtiendra durant « l'Été » de notre campagne. Ainsi, le tour d'automne sera consacré à casser de gros monstres avec la relique. Plus de détails là-dessus ci-bas.

Puis, une fois les monstres vaincus, je suggère que nous fassions une petite partie amicale de groupe avec nos supers héros pour aller vaincre une terrible créature encore inconnue (notamment de moi-même. Qui sait, affrontera-t-on Baal? Cthuluh? Donald Trump?? On verra comment tout ça évolue.)

Voici le menu.

Scénario premier, partie « d'hiver ».

Période : 1er février au 16 février.
Scénario : « Darkest Before Dawn » tiré du manuel avec l'objectif supplémentaire suivant.
Objectif : Faire des prisonniers en réussissant à vaincre en corps-à-corps un ennemi démoralisé (« Broken »).
Bonus pour la partie suivante : Chaque joueur ayant réussi à faire un ou des prisonniers gagnera un objectif supplémentaire à placer dans sa moitié de table pour le prochain scénario. Si vous avez fait plus de prisonniers que l'adversaire, vous pourrez placer un second objectif supplémentaire dans votre moitié de terrain, vous facilitant d'avantage la victoire lors du 2e scénario.

Scénario second, partie du « printemps »

Période : 17 février au 28 février
Scénario : Lost Treasure of the Gods
Objectif : Tel que stipulé dans le manuel pour ce scénario, il s'agit de fouiller les objectifs pour accumuler des points de victoire. Souvenez-vous qu'il est possible que vous puissiez placer un ou deux objectifs supplémentaires à ceux roulés pour ce scénario et que vous puissiez placer ces objectifs supplémentaires dans votre moitié table selon le résultat de la 1ere partie.
Bonus pour la partie suivante : Chaque objectif contrôlé vous conférera un modificateur de +1 ou -1 (selon votre choix) sur votre jet sur la table de la relique suite au prochain scénario. Notez que le résultat de la table des reliques sera déterminé par un d20 et non pas un d10.

Scénario troisième, partie de l'été

Période 1er mars au 15 mars (les ides! Les ides de mars!!!)
Scénario : Shrine of the ancients
Objectif : Jouez le scénario tel quel. Le joueur possédant le shrine à la fin de la bataille dispose d'un jet pour relancer son résultat sur la table des reliques. N'ouliez pas que vous disposerez sans doute d'un modificateur de -1 ou +1 par objectif contrôlé à la fin de la précédente partie.
Bonus pour la partie suivante : À la fin de ce scénario, roulez sur la table des reliques. La table comporte les mêmes probabilités pour chaque objet mais ceux-ci sont tirés sur un D20. Ça limite l'influence du modificateur pour les objectifs. Autrement, ça aurait été très possible de carrément choisir sa relique.

Scénario quatrième, partie d'automne

Période : 16 mars au 31 mars
Scénario : Lair of the Beast
Objectif : L'objectif est de tuer le monstre errant contenu dans ce scénario. Celui-ci sera difficile à tuer, ayant un point de vie supplémentaire et un point d'armure supplémentaire. Relancez le dé si vous roulez une harpie.
Bonus pour la partie suivante :La figurine ayant achevé le monstre se verra attribué, par les dieux bien sûr, le titre le Warrior of renown. S'il l'avait déjà, il sera Touched by the gods.

Activité de fin de campagne.

Suite à la quatrième partie, les dieux enverront chacun un champion se battre contre le monstre final. Choisissez un héro dans votre camp, attribuez-lui la relique que vous avez gagné et nous tâcherons d'aller tuer l'Abomination tous ensemble dans une sorte de King of the Hill dont les modalités restent à déterminer.

Mais pourquoi des saisons?

Les saisons permettent d'ajouter des éléments aléatoires. Vous voyez, chaque semaine je lancerai un dé sur une table de mon cru dont le résultat imposera une circonstance particulière soit pour la conduite des combats où de la campagne. Par exemple, il pourrait y avoir du verglas durant l'hiver et alors les déplacements seraient plus difficiles. Il me reste à élaborer une telle table pour chaque saison en fait. Vous êtes bienvenus de soumettre des idées pour celles-ci.